Retour vers le menu
Accueil du site > Francais > Projets > Lom Pangar > Actualité > Déménagement et réinstallation du village de Lom Pangar

Déménagement et réinstallation du village de Lom Pangar

Le projet d’aménagement hydroélectrique de Lom Pangar a fait l’objet de plusieurs études environnementales et sociales qui ont conduit en novembre 2011 à l’élaboration du rapport final du PIR (Plan d’indemnisation et de réinstallation). Le PIR du barrage a été réalisé pour traiter toutes les questions relatives à l’indemnisation et la réinstallation des personnes physiquement ou économiquement déplacées par le projet Lom Pangar. Les actions du PIR seront complétées par le PGES qui englobe toutes les mesures compensatoires supplémentaires dans le but de renforcer les actions de restauration de niveaux de vie et/ou d’appui au développement local. Le paiement des indemnisations, la réinstallation des personnes déplacées, ainsi que le volet des compensations collectives des villages d’accueil constituent l’ensemble des actions du PIR.

Pourquoi le déplacement du village Lom Pangar

La mise en œuvre du PIR prévoyait le déplacement des populations du village Lom Pangar, situé à environ 2 km du site du barrage. Outre le déplacement, le PIR prévoyait également la réinstallation et la restauration des moyens de subsistance de ces riverains, conformément à l’une des politiques de sauvegarde environnementale de la Banque Mondiale, relative aux déplacements et aux réinstallations involontaires.
Le déplacement du village de Lom Pangar qui a fait l’objet d’un des points abordé lors de la dernière mission d’évaluation du projet par les bailleurs de fonds, constituait à plus d’un titre, une échéance dans la conduite du projet, tant au plan sécuritaire des populations, qu’au plan socio-économique.
En effet, le démarrage des travaux de construction de l’ouvrage de franchissement et du pont de chantier sur le Lom par l’Entrepreneur CWE, s’est accompagné d’une densification du trafic routier (véhicules transportant les ouvriers, camions, engins de génie civil, etc.), de nature à mettre en danger la vie des riverains, malgré les mesures de sécurité routière mises en place par l’Entrepreneur.

Par ailleurs, le déploiement des équipes de chantier sur le site du projet et les travaux y menés marquaient désormais la fin de l’accès aux plantations pour les agriculteurs et à l’eau pour les pêcheurs, pénalisant ainsi l’accès aux vivres pour les populations.
Tous ces risques ont été identifiés dans les études d’impact environnemental et social du projet, et, le PIR a constitué la réponse à ces impacts sur la vie des populations, à savoir le déplacement et la réinstallation du village Lom Pangar.

La construction du village Lom Pangar

Le site du nouveau village Lom Pangar a été choisi à l’issue d’une action concertée entre EDC, Maître d’Ouvrage du projet, les autorités administratives de la Région de l’Est, les populations concernées par le déplacement et les populations appelées à accueillir les nouveaux arrivants.
C’est ainsi que le Nouveau village de Lom Pangar a trouvé sa localisation à 25 km environ de l’ancien, entre deux villages que sont Ouami et Déoulé, tous deux appartenant au canton Képéré Deng Deng dont le Chef lieu de canton est le village Deng Deng.

Une fois le site trouvé et accepté par l’ensemble des parties prenantes, les travaux de construction ont démarré. Au total, 57 habitations en briques de terre et ciment allant du T2 au T5 ont été construites sous la maîtrise d’ouvrage de EDC. Chaque habitation s’accompagne d’une cuisine et de latrines toutes deux construites également dans les mêmes matériaux. Les toitures sont recouvertes de tôles et des plafonds ont été posés à l’intérieur des maisons. Le village compte également une mosquée, une église et un forage. Toutes les habitations sont également dotées d’une parcelle de culture (jardins de case) d’une superficie de 2000 m2 chacune, de sorte que les futurs habitants n’auront pas à renoncer à leur principale source de revenus : l’agriculture.

Il est envisagé la construction d’une école maternelle et d’une infirmerie, et l’aménagement de deux points d’eau aménageables.

Galerie