Retour vers le menu
Accueil du site > Francais > Presse > Communiqués > Financements de la Banque Mondiale au Projet Lom Pangar : les précisions du (...)

Financements de la Banque Mondiale au Projet Lom Pangar : les précisions du Directeur Général de EDC

Depuis quelques jours, certains médias, visiblement mal informés, répandent une rumeur selon laquelle « la Banque Mondiale aurait suspendu son financement au Projet Hydroélectrique de Lom Pangar ».

Le Directeur Général de EDC, Dr Théodore NSANGOU, en sa qualité de Maître d’ouvrage du Projet Hydroélectrique de Lom Pangar, tient à préciser que la Banque Mondiale n’a pas suspendu son financement et n’a jamais envisagé de le faire. Il s’agit donc d’une information infondée, totalement erronée et susceptible de nuire à l’image du Projet, à l’ensemble de ses partenaires, ainsi qu’à la bonne exécution des travaux de construction du barrage qui se poursuivent jusqu’ici en toute quiétude, conformément au calendrier prévisionnel.

Il invite par ailleurs les médias à se rapprocher de EDC et de ses partenaires financiers pour toute information relative au Projet Hydroélectrique de Lom Pangar et de ses activités, aussi bien sur le plan institutionnel que technique et financier.

Le Directeur Général
Théodore NSANGOU

Réponse de la Banque Mondiale : La banque Mondiale continue à financer le projet Lom Pangar

DROIT DE REPONSE DE ELECTRICITY DEVELOPMENT CORPORATION (EDC) AU JOURNAL LE QUOTIDIEN DE L’ECONOMIE n° 0521 du lundi 10 mars 2014

Monsieur le Directeur de publication,
J’ai lu avec attention l’article consacré au Projet Hydroélectrique de Lom Pangar dans votre édition du lundi 10 mars 2014, dans lequel votre reporter, Joseph Roland Djote, citant une source proche du ministère de l’Environnement et la Protection de la Nature et du Développement Durable (MINEPDED), affirme sans nuance au sujet du « Barrage de Lom Pangar » que « La Banque Mondiale suspend son financement » (Le Quotidien de l’Economie, n° 0521, page 4).
Pour une bonne information de vos lecteurs, je vous informe qu’il s’agit d’un grossier mensonge et m’empresse de vous faire connaître ce qui suit, afin de rétablir la vérité sur deux points qui nous semblent essentiels : le financement de la Banque Mondiale et l’enveloppe consacrée à l’environnement.

1. Sur le financement de la Banque Mondiale :
Suite à l’accord de crédit signé le 31 juillet 2012, Electricity Development Corporation (EDC) qui assure la Maîtrise d’ouvrage du Projet Hydroélectrique de Lom Pangar a reçu le 19 mars 2013 la mise en vigueur du financement IDA (Banque Mondiale) en vue de l’exécution des travaux de construction du barrage. Et depuis, il n’y a pas eu de suspension, encore moins de perturbation, dans l’exécution de ce partenariat qui porte sur un montant total de 132 millions US$. A preuve :
la Banque Mondiale continue de payer les décomptes qui lui sont régulièrement soumis, permettant ainsi la poursuite des travaux dans une totale sérénité par les différents prestataires ;
La Banque Mondiale a récemment accepté de verser la quote-part de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) au Projet, en attendant que cette dernière mobilise ses financements ;
La Banque Mondiale continue de donner son avis de non objection sur les différents projets de contrats, rapports de suivi, procédures de passation de marchés, décaissements, etc.
La Banque Mondiale maintient un contact permanent avec EDC, ainsi qu’avec l’ensemble des partenaires financiers, au titre du suivi hebdomadaire et du monitoring des activités du projet sans interruption depuis 2012.

2. Sur l’enveloppe consacrée à l’environnement
Votre reporter affirme que « l’enveloppe consacrée à l’environnement n’est que de 06 milliard de Fcfa »…
Je tiens à préciser que s’il y a un domaine dans lequel les partenaires financiers et le gouvernement camerounais se sont le plus investis, c’est bien celui de l’environnement. D’où l’effort globalement consenti pour la mise en œuvre d’un Plan de Gestion Environnementale et Sociale reflétant les standards internationaux, dont le coût total est évalué à environ 40 milliards de Fcfa. EDC pour sa part continue de s’assurer que les différents travaux (barrage, ponts, enlèvement de la biomasse, déplacement des populations, etc.) ne porte préjudice ni à l’environnement ni aux populations affectées par le projet.
Il convient aussi de mentionner que les aspects sociaux et environnementaux font l’objet d’un suivi particulier de la part : des partenaires financiers du projet (Banque Mondiale, BEI, AFD, BAD, BDEAC), du panel Environnemental et social, de l’Auditeur Technique Environnemental et Social indépendant (ATESI), du suivi de l’équipe environnementale et sociale de EDC et de diverses missions d’inspection et de supervision diligentées par les administrations partenaires (MINEPDED, MINFOF, MINSANTE, etc). Chacune de ces entités a effectué en 2013 et 2014 entre une et trois missions, donnant lieu à des recommandations qui sont suivies avec rigueur et méthode.
Il ne saurait par conséquent y avoir d’écart grave conduisant à la moindre « sanction » encore moins à une quelconque « suspension de financement ».
S’agissant particulièrement de M. Palouma, Sous-Directeur de la Gestion des déchets, des produits chimiques, toxiques et dangereux au MINEPDED, qui aurait informé votre journal de la suspension du financement de la Banque Mondiale, nous lui laissons l’entière responsabilité de ses déclarations. Nous précisons néanmoins que suite au non enlèvement des déchets tel que constaté lors du passage du MINEPDED à Lom Pangar en octobre 2013, CWE a depuis lors contractualisé avec une entreprise spécialisée qui assure désormais de manière régulière la collecte et le traitement des ordures, conformément aux normes en vigueur.
J’attire enfin votre attention sur le caractère nocif et démobilisateur d’une telle désinformation sur la conduite globale de ce Projet, qui bénéficie de la plus grande attention du gouvernement camerounais et des partenaires financiers, et invite votre journal au respect minimal des règles de la déontologie qui prescrivent notamment le recours systématique aux sources. Il me semble que telle n’a pas été votre démarche. Dont acte ! Le Directeur Général de EDC

Dr Théodore NSANGOU

Galerie